La commune de Montfermier, comptait 285 habitants en 1790, 108 aujourd’hui. Les premières réunions du conseil municipal, en 1790, se tenaient dans l’église, à défaut de maison commune.

Une autre petite commune voisine – de Lesparre – existait ; son conseil, par délibération, demanda à ce qu’elle soit rattachée à la commune de Montfermier, le 29 novembre 1790. Le conseil de cette dernière délibéra favorablement dans ce sens. Mais, c’est seulement le 3 février 1797, que le Préfet du Lot (le Tarn-et-Garonne n’existait pas encore), autorisa la fusion des deux communes. Lorsque Napoléon 1er créa le Tarn-et-Garonne, Montfermier se trouva inclus dans ce nouveau département, en position limitrophe du Lot (commune de Castelnau-Montratier). Une péninsule, partant de Lesparre , englobant les lieux dits Poujols et Brousse, demeura du Lot quelques années, (vraisemblablement par la volonté des propriétaires qui avaient des relations).

C’est en 1807 qu’un échange eut lieu avec le Lot, avec des terres situées entre le Lemboulas et le chemin Moissaguais, pour que les contours de la commune soient plus cohérents et forment d’ailleurs ainsi un quadrilatère presque parfait.

Les copies de différents documents d’archives, nous permettent de remonter, pour quelques origines, jusqu’au XIIe siècle :

  • château de Lesparre, dont subsiste la motte castrale avec souterrain.
  • la famille De Beaufort, Seigneurs et Comtes de Lesparre, dont nous trouvons trace du XIIe à fin XIXe siècle (nobles, militaires, officiers, écuyers du Roi).
  • les armes de Jean De Beaufort, étaient un écu Azur avec une fleur de Lis d’or posée à droite de l’écu et deux demi-fleurs de Lis de même posées une au-dessus de l’autre du côté gauche, (preuve pour l’école militaire en 1775).

L’Église de Montfermier, paroisse Saint-Jean Baptiste, au village, est un édifice du début du XVIe siècle. Plusieurs fois endommagée, elle fut souvent réparée avec des moyens de fortune. Il y a une dizaine d’années, elle a fait l’objet de travaux plus conséquents, et l’on peut ré-admirer les ogives gothiques à la base du clocher.

La paroisse, au XIVe siècle, était propriété de la famille Des Prés de Montpezat-de-Quercy. Au XVIIIe siècle, l’abbaye de La Garde Dieu en avait le patronage. Mais, c’était l’évêque de Cahors qui nommait directement les prêtres à la cure.

Un registre ouvert en 1611 et tenu quelques années par Jean Robert, consul, reflète ce qu’était une juridiction, telle que Montfermier, à l’époque.

Les documents d’archives témoignent, que depuis des siècles, certaines familles sont restées sédentaires, elles existent toujours ; leurs patronymes se retrouvent régulièrement, loin dans le temps.

Après s’être penchés sur les archives d’un passé plus ou moins ancien, nous apprécions sûrement beaucoup d’avoir vu le jour au XXe siècle. D’avoir vécu, de vivre et de participer aux progrès extraordinaires de notre temps, pas seulement du point de vue scientifique, matériel ou technologique, mais aussi et surtout sur le plan humain, même si tout n’est pas parfait.

En refermant, sans aucune nostalgie, le classeur des archives, tandis que se bousculent à notre mémoire les images des souffrances subies par les générations d’antan et que les heures glorieuses de notre pays ne suffisent pas à effacer les drames et les revers qui l’ont affecté, encore une fois, l’écho, plein de sérénité, de la conclusion “des Mémoires de Guerre” de Charles de Gaulle, parvient jusqu’à nous, sous forme d’Espoir, en Hommage à notre Pays, à notre terre et, bien sûr, à ceux qui la travaillent .

« Vieille Terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu’il faut, pour que se succèdent les vivants ! Vielle France, accablée d’histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant, sans relâche, de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau ! “